Quai des bulles 2026 à Saint-Malo, la 45e édition jusqu’au 11 octobre
Le festival de BD malouin se tient jusqu’au 11 octobre avec treize expositions, un grand salon du livre, des projections, des concerts dessinés et un espace jeunesse.
Quai des bulles, le festival de bande dessinée malouin, a ouvert ses portes vendredi 9 octobre pour sa 45e édition, et se poursuit jusqu’au dimanche 11 octobre 2026, avec un week-end encore bien rempli : expositions, salon du livre, rencontres avec les auteurs, projections et spectacles.
En bref
- Cette année, la Route du Rhum impose de le tenir plus tôt, une contrainte qui revient tous les quatre ans, rappelle actu.fr .
- Enfin, l’exposition Lucky Luke court toujours !
- L’entrée est gratuite pour les moins de 12 ans accompagnés d’un adulte muni d’une entrée.
Une édition avancée dans le calendrier
D’ordinaire, le rendez-vous se tient pendant les vacances de la Toussaint. Cette année, la Route du Rhum impose de le tenir plus tôt, une contrainte qui revient tous les quatre ans, rappelle actu.fr. Autre particularité de 2026 : l’édition d’Angoulême ayant été annulée à la suite d’une crise majeure, Quai des bulles devient le plus grand festival de BD de France. Les maisons d’édition ont été nombreuses à solliciter le salon malouin, qui n’a pas pu répondre à toutes les demandes.
Les jeunes lecteurs en première ligne
La première journée était réservée aux scolaires. Invitée de la matinale de ici Armorique, Armelle le Goff, responsable de cette journée, observe que le manga garde la cote auprès des jeunes, sans que la BD franco-belge ou les comics soient délaissés. Elle relève aussi des achats de plus en plus réguliers chez les jeunes lecteurs, une tendance qu’elle relie notamment au Pass culture.
Les auteurs, ajoute-t-elle, s’adaptent aux nouveaux usages. Certains construisent leurs albums pour une lecture verticale, où l’image défile sur l’écran. Ces récits sont d’abord lus en numérique, puis passent parfois au format papier, que beaucoup de lecteurs aiment toujours tenir en main. Malgré quelque 7 000 sorties par an, les classiques continuent d’attirer les jeunes. L’exposition consacrée à Lucky Luke, qui fête les 80 ans du personnage, en donne un exemple : enfants et parents y redécouvrent chacun l’album à leur manière, et la transmission fonctionne dans les deux sens.
Armelle le Goff insiste enfin sur un point peu connu. Selon elle, lire une BD sollicite fortement le cerveau, car il faut activer à la fois la lecture du texte, la lecture de l’image et le lien entre les deux. « Lire une BD, c’est quelque chose de compliqué pour le cerveau », résume-t-elle.
Treize expositions à parcourir
Le festival annonce treize expositions. Plusieurs sont accessibles librement et déjà ouvertes :
- L’addiction jusqu’à plus soif, au Jardin de la Légion d’honneur
- Les Enfants de la résistance, au 4e Lieu
- 400 ans d’écume et d’encre, consacrée à la Marine nationale, esplanade de l’Europe
- Le zoo des animaux disparus, place des Frères Lamennais
À la tour Bidouane, Marras, la terre morte avant l’hiver prend place dans l’année de la bande dessinée finlandaise en France. Quatre autrices y explorent la frontière entre la vie et la mort avec une espièglerie carnavalesque, selon la présentation relayée par actu.fr.
Six expositions se visitent par ailleurs au Palais du Grand Large, sur présentation d’un billet d’entrée :
- une rétrospective des trois décennies de création de Nicolas Dumontheuil, dans un univers décrit comme « joyeusement décentré » ;
- cinquante originaux d’Alberto Breccia (1919-1993), maître argentin de l’expérimentation ;
- une place pour le manga, que le festival accueille depuis quatre ans, avec Reno Lemaire et sa série Dreamland, commencée en 2006 et forte de 24 tomes ;
- Terre ou Lune de Jade Khoo, fresque intime et panoramique, saluée par la critique, dont le héros est un garçon féru d’ornithologie, entre dystopie terrestre et utopie lunaire ;
- les Jeunes talents 2026, avec 15 planches retenues parmi 250 envoyées par des auteurs jamais publiés ;
- dans l’espace jeunesse, une exposition dédiée à L’Ours Barnabé.
Enfin, l’exposition Lucky Luke court toujours !, montée par l’équipe du festival avec la Ville de Saint-Malo et à l’affiche depuis l’été, occupe la chapelle Saint-Sauveur. Elle ferme le 11 octobre : ce week-end offre la dernière occasion de la voir.
Salon du livre et espace jeunesse
Le salon du livre, toujours très fréquenté, s’installe au Quai St-Malo. Il réunit 120 exposants et environ 800 auteurs et autrices attendus. C’est l’endroit pour repérer les nouveautés et obtenir une dédicace, même s’il faut parfois patienter. Des rencontres avec les auteurs ont aussi lieu pendant tout le festival, à la médiathèque René-Couanau et au Palais du Grand Large.
Les familles se retrouvent à la rotonde Surcouf, dans le Palais du Grand Large. L’espace jeunesse y propose un voyage dans l’espace, avec des ateliers créatifs, des lectures et des fresques à colorier.
Cinéma, concerts dessinés et vente aux enchères
En écho à l’exposition Lucky Luke, le western L’homme des vallées perdues est projeté. Quatre films sur le thème du rêve accompagnent l’exposition Dreamland, dont trois films d’animation, parmi lesquels Sauvages, signé Claude Barras (Ma vie de Courgette). Deux longs-métrages passent en avant-première :
- Blaise, film d’animation tiré de la BD de Dimitri Planchon et primé à Annecy 2026, vendredi à 20 h, suivi d’une rencontre avec l’auteur ;
- Les Jours d’après, film porté entre autres par Valérie Donzelli et Jalil Lespert, adapté de la BD Les Couloirs aériens d’Étienne Davodeau, Joub et Christophe Hermenier, samedi à 20 h, avec deux des auteurs.
Le samedi 10 octobre, deux concerts dessinés sont aussi au programme : Lou ! Sonata 3 à La Nouvelle Vague à 18 h, puis La Forêt millénaire au Théâtre Chateaubriand à 20 h. Les Contes à bulles, désormais attendus, se déroulent vendredi et samedi à 13 h45 à l’auditorium Chateaubriand, et le spectacle Cordes de soie, créé et interprété par Mandragore, est joué deux fois au Théâtre Chateaubriand.
Dans le cadre d’Octobre Rose, quatre dessinateurs sont descendus à 7 mètres sous la surface pour dessiner sous l’eau. Ces œuvres, exposées à l’Hôtel Le Grand Bé, sont mises aux enchères dimanche 11 octobre à 16 h15. Les bénéfices reviennent à l’association malouine Sinoo, qui accompagne des patientes atteintes d’un cancer féminin.
Infos pratiques
Le programme détaillé figure sur le site du festival, festival.quaidesbulles.com. Selon actu.fr, le pass 1 jour coûte 14 € au tarif plein et 8 € au tarif réduit, le pass 3 jours 29 € et 16 €. L’entrée est gratuite pour les moins de 12 ans accompagnés d’un adulte muni d’une entrée.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Juliette Jourdan. Licence : CC BY-SA 4.0.
